"L'EPAVE AUX ARDOISES"
Chasse-marée français début XIX eme

Plan du site (dessin M.P. Brin)
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Sondages 1995-1996, Fouilles programmées 1996-2000
G.E.D.A.S.M. (Groupe d'Etudes & de Découvertes Archéologiques Sous-marines du Morbihan)
Directeurs de fouilles : Marie-Pierre Brin, Dominique Le Halpert, Claude Rabault
Le chantier archéologique :
Le site, découvert par hasard par trois plongeurs, se présentait sous forme d'un tumulus d’ardoises, d’environ neuf mètres de long sur trois de large et un mètre de haut, orienté Est-Ouest, sur fond de maërl et de vase. Une coulée d’ardoises était éparpillée vers le nord sur une vingtaine de mètres. Ce chargement, d'environ 4 tonnes d'ardoises, avait enfoui les oeuvres vives d’un caboteur de petites dimensions (12 à 15 mètres) et de 20 à 40 tonneaux de jauge. La dendrochronologie a permis de dater ce caboteur au debut du XIX eme siècle.
Les caractéristiques du navire :
Les relevés de charpente, les mesures accumulées, nous permettent de dresser un portrait robot de l'épave.
Il s'agit d'un petit caboteur, probablement un chasse-marée, dont les cotes sont les suivantes :
- longueur hors tout de 35 à 37 pieds (11,5 à 12 mètres).
- maître baud de 12,5 à 14,5 pieds (4,2 à 4,7 mètres).
- creux de 6,7 à 8,3 pieds (2,2 à 2,7 mètres).
La jauge, déduite de ces mesures, est comprise entre 53 et 76 m3, soit une fourchette de tonnage de 19 à 26 tonneaux.
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Sablier de loch (photo GEDASM) |
Flacons d'encre (photo GEDASM)
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Sifflet du maître (photo GEDASM) |
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La fouille archéologique :
La fouille archéologique avait pour buts :
Une étude approfondie du chargement : examen des procédés de chargement et évaluation de la quantité d’ardoises et du volume transporté.
Une décription de la navigation et la vie quotidienne de l'équipage d'un petit caboteur par la collecte de mobilier. De nombreux artefacts s'étaient logés dans cet espace compris entre la quille et la carlingue. La poupe du navire était vraisemblablement, compte tenu du volume occupé par le chargement, le « lieu de vie de l’équipage ».
Une tentative de comprendre les méthodes de construction de ces petits caboteurs. La documentation iconographique du XVIIIeme et du XIXeme ne révèle que des formes générales et ne permet de saisir que l’extérieur des navires, de plus la pauvreté de la documentation sur les méthodes, les usages de construction, les échantillonnages utilisés par les charpentiers et petits constructeurs des navires de commerce, font que l’intérêt de cette épave réside principalement dans l’étude complète de sa charpente.
Cette fouille a permis également, au travers de nos recherches en archives, une description du cabotage côtier au XIXeme siècle en Bretagne.
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Plan de coupe de l'épave (Dessin M. P. Brin) |
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