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"LE CHARIOT"
Flûte française ( 1665 - 1676)

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Plan de carène d'une flûte (Architectura Navalis Mercatoria, F. H. Chapman) |
Prospection archéologique
Directeurs de prospection :Bernard de Maisonneuve, Jean-Michel Kéroullé, Gildas Gouarin, Claude Rabault.
Historique du naufrage :
Le 6 avril 1676, au matin, une petite escadre appareille de Paimboeuf. Elle est composée de gabares, de chaloupes et d’une flûte "Le Chariot". Cette flûte avait été construite en 1673, sous le nom de "La Large" et rebaptisé "Chariot" en 1675.
L’escadre transporte des armes et des munitions destinées à avitailler la flotte de Brest qui se prépare au combat contre les Hollandais.
Le vent est bien établi, assez fort de secteur nord-est. Sa route de Paimboeuf à Brest passe dans le sud de l'île d'Hoédic. A cette époque, le phare des Grands Cardinaux n'existe pas encore.
Le Chariot est un navire de charge de fort tonnage, son tirant d'eau est conséquent (15 pieds soit environ 4,80 mètres). Il talonne sur une roche, désignée par de Varaignes, commissaire de la marine de l'Amirauté de Nantes, comme "la Bonne" (nous pensons qu'il peut s'agir de la Basse Sainte Anne ou des basses d'Ar Fer).
Il coule sur son erre dans un fond de 15 à 16 brasses d'eau (à marée basse le grand mât de hune sort de deux brasses. (Lire le document d'archive)
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La cloche du Chariot relevée à la demande du DRASSM, le jour de la découverte de l'épave
(Photo Elie Coantic) |
Dessin du site (C. Rabault)
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Navire sur le site (Photo A.A.A.) |
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La découverte du Chariot a été rendue possible par le climat de confiance établi depuis de nombreuses années entre les plongeurs archéologues de l'association et le Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et sous marines (D.R.A.S.S.M,) du Ministère de la Culture et surtout grâce au soutien financier du Conseil Général du Morbihan, du Conseil Régional de Bretagne et de l’Etat. Cette épave, bien connue par les archives avait été déclarée par un plongeur en 1984, mais l'expertise n'avait pas pu être réalisée à l'époque. Michel l'HOUR, confiait à l'A.A.A., la mission de retrouver le site et d'en évaluer les contraintes.
Partant du point déclaré, et après avoir converti la position, une première recherche par sondeur à sédiments, magnétomètre et plongeurs devait conclure à l'absence d'épave dans un rayon de 200 mètres couvrant largement l'incertitude du système de positionnement utilisé en 1984. Une nouvelle recherche était entreprise, basée cette fois sur la carte des croches des professionnels de la pêche de Belle-Ile, Houat et Hoédic (de très nombreuses découvertes sont régulièrement effectuées grâce à la coopération des pêcheurs). Onze points ont été ainsi explorés par les plongeurs, sans plus de résultat.
Décidant de repartir à zéro et de ne pas tenir compte de la position déclarée, nous avions décidé de prospecter systématiquement au magnétomètre à protons toute la zone présumée du naufrage. De longues heures de recherche ont permis de relever 84 anomalies magnétiques qui ont pu être groupées en 4 zones. C'est lors de l'exploration de la zone N°3 qu'un tumulus de canons a été découvert.
L'épave est très homogène, avec alignement et empilement d'environ 70 canons sur 3 à 4 couches. Un premier dessin de du site a été proposé, mais faute de visibilité, nous n’avons pu prendre aucune photo sous-marine. Dès la seconde plongée, la cloche de manoeuvre était localisée. Cette cloche figure désormais à l'exposition "La Mer pour Mémoire". Le site du Chariot est désormais interdit à toutes plongées.
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