Cargo SS DAIRIGUERRME
ex LUCIE DELMAS
(1925-1937)

Pavillon danois

Le Guilvinec
Naufragé, le 20 octobre 1937

LUCIE DELMAS
Lancement du Lucie-Delmas

Caractéristiques

DAIRIGUERRME, 1731 brt, 910 net, cargo vraquier, construit en 1925 aux Ateliers et Chantiers de Seine maritime (ACSM) Le Trait (N° de chantier 33) pour la Société des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries de Denain et Anzin. Il est racheté sur cale par Delmas Vielgeux (1). Il est lancé sous le nom de LUCIE DELMAS.

C'est un cargo de 1731 tonnes brut qui mesure 80 x 11.5 mètres. Il est propulsé par une machine à triple expension qui développe 850 chevaus lui assurant une vitesse de 11 noeuds.

Lancement

Lancement

Le LUCIE DELMAS sur sa cale de lancement, le 6 mai 1925 (Archives historiques de la Maison Worms)

Vendu en 1937 à l'Armement France-Navigation, il est renommé DAIRIGUERRME.

France-Navigation est une compagnie maritime créée le 15 avril 1937 pour alimenter les républicains espagnols en armes et denrées diverses durant la guerre d'Espagne. Les activités de cette compagnie étaient essentiellement clandestines du fait de la non-intervention qui avait été décidée par le gouvernement de Léon Blum et acceptée par vingt-huit nations, dont l'Italie et l'Allemagne.

Pour ravitailler la République espagnole, France-Navigation fut créée le 15 avril 1937, sous la forme d'une société anonyme par actions de 1 000 francs, au capital de 1 million de francs porté ultérieurement à 5, puis à 30. Elle était dirigée par un Conseil d'administration de cinq membres présidé par Joseph Fritsch, militant communiste parisien et personnalité fort discrète.

L'idée venait de l'ambassadeur de la République espagnole en France, Luis Araquistain, qui avait souhaité voir naître une compagnie de navigation politiquement sûre. Jusqu'en avril 1937, le matériel livré par Moscou fut transporté par des navires soviétiques, à partir de la mer Noire puis, plus tard, de Mourmansk. Les armes achetées en Belgique, en Tchécoslovaquie, en France ou ailleurs étaient chargées à bord de navires sous pavillon occidental, estonien ou lituanien, au départ de Gdynia, Rotterdam, Oslo, ou même Hambourg, à destination fictive de la Grèce ou du Moyen-Orient.
Les équipages étaient composés de militants, et les manifestes portaient "matériel agricole" alors qu'il s'agissait d'obus, comme dans le cas du Guilvinec visité dans le port de Bordeaux en décembre 1937 après dénonciation. Mais le risque de tels incidents était réduit.

Les deux hommes clés de France-Navigation furent Giulio Ceretti et Georges Gosnat : ce dernier, ancien élève d'HEC, avait des compétences commerciales exceptionnelles. Le premier cargo (LUCIE DELMAS) fut acheté pour 1 800 000 francs empruntés à L 'Humanité et à la fédération des métaux du PCF, tandis que les républicains espagnols s'engageaient à payer fret et assurances. En fait, ces primes ne furent pas réglées. La compagnie parvint, grâce à une gestion rigoureuse, à acheter 24 navires, de sorte que la fourniture de l'Espagne républicaine en armements de toute sorte ne connut presque aucune interruption. Les équipages furent recrutés avec soin parmi les éléments "les plus avancés" du syndicat des marins, précisent les rapports de police, et dotés d'un encadrement militant.
Texte de "Bartolomé Bennassar"

Equipage France-Navigation

TREGASTEL

Equipage militants de France-Navigation
(photo Alice Méné Ghalila)

Le TREGASTEL,
ex VILLE DE MOSTAGADEM

Le naufrage

Le vapeur Dairiguerrme, basé à La Rochelle, de la Compagnie Française de Navigation, venant de Nantes avec un chargement de minerai de fer, se rendait à Cardiff, lorsque, surpris par la brume qui lui rendit toute navigation hasardeuse, il vint s’échouer ce matin, à 4 h. 45, sur des récifs en face du Guilvinec.

Les premiers bateaux de pêche qui entrevirent la longue forme grise du cargo, donnèrent l’alarme, et, à 5 heures, le canot de sauvetage du Guilvinec fut mis à la mer et joignit le navire en détresse. La moitié de l’équipage, composé de 30 hommes, prit place dans le canot qui les conduisit à terre. Le canot de sauvetage revint aussitôt se mettre à la disposition de M. Heyriès, commandant du Dairiguerrme (3).

Pendant ce temps, au reçu des S. O. S. du Dairiguerrme, un remorqueur hollandais venait lui offrir ses services. Bientôt suivi du remorqueur Abeille 22, immédiatement envoyé par la Marine de Brest. M. l’administrateur de l’inscription maritime du Guilvinec eut l’amabilité de nous communiquer les premiers renseignements officiels qu’il put recueillir dès 7 heures du matin.

Malgré la violence du choc, on ne constatait alors aucune voie d’eau et l’on se proposait de tenter une remise à flot à la marée haute de cet après- midi. Bien qu’il soit évidemment difficile d’estimer les dégâts de ce cargo de 2600 tonneaux, on envisage le renflouage possible, car il n'apparut, à la marée basse, aucune avarie grave des œuvres vives. La manœuvre n’en sera pas moins fort délicate, l’avait du Dairiguerrme étant littéralement coincé entre les rocs. Au moment où nous mettons sous presse, nous apprenons que les heureux pronostics de ce matin ne se sont pas confirmés.

Le cargo Dairiguerme qui s’était échoué à 2 milles au sud du Guilvinec, n’a pu être renfloué. Le flot montant a envahi les chaufferies et la machine et les remorqueurs assistent, impuissants, à renfoncement progressif du grand navire… Et il est hélas ! Fort à craindre que le cargo Dairiguerrme ne soit, ce soir, la proie de la mer."

Armement France-Navigation

Le principe de non intervention dans la guerre d’Espagne n’est respecté ni par l’Allemagne, ni par l’Italie. Le gouvernement français doit tout au plus se limiter à une aide discrète, ce qui provoque de vives dissensions au sein même du Front populaire. Le 10 avril 1938 Édouard Daladier, président du parti radical succède à Léon Blum et le 30 septembre 1938, il signe avec Hitler, Mussolini et Chamberlain les accords de Munich. Les députés communistes votent unanimement contre les accords. L’annonce de la remise en cause de la loi des 40 heures achève de disloquer le Front populaire. Le 15 mars 1939, La Tchécoslovaquie est envahie par les troupes de Hitler et rayée de la carte. Le 23 août 193917, l'URSS, représentée par Molotov, et l'Allemagne nazie, représentée par Ribbentrop, signent à Moscou un Traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union des républiques socialistes soviétiques, plus communément appelé Pacte germano-soviétique ou encore Pacte Molotov-Ribbentrop. Le 3 septembre, la France et la Grande-Bretagne entrent en guerre contre l'Allemagne nazie. Après une brève session extraordinaire, le 2 septembre 1939, pour le vote des crédits militaires, les Chambres ne siègent pas jusqu'au 30 novembre. Cependant, les commissions permanentes des deux assemblées, notamment les commissions des affaires étrangères, celles de l'armée et de l'air se réunissent et exercent un contrôle fréquent sur l'action du Gouvernement, de l'administration et des armées. Entre octobre 1939 et mai 1940, la commission de l'armée de la Chambre des députés réalise 64 missions de contrôle, celle de l'aéronautique 35. C'est dans ce contexte que la compagnie France-Navigation va être inquiétée :

CINQ DIRIGEANTS
de la Compagnie Maritime "France-Navigation" ont été arrêtés.

Les navires ont été donnés en gérance à des sociétés françaises Marseille, 12 octobre. Cinq arrestations. Tel est l'un des importants résultats de l'enquête que mène l'amiral Muselier, commandant le secteur et la marine de Marseille, sur l'activité de la Compagnie maritime " France-navigation". Cette Compagnie, dont les dirigeants viennent d'être écroués, avait, dès son origine, paru suspecte à plusieurs titres.
C'est ainsi que, le 7 mars 1939, M. de Chappedelaine, ministre de la Marine marchande, refusait l'invitation qui lui avait été faite de présider l'inauguration des nouveaux locaux de la société.
Le passé de la Société "France-Navigation", créée le 8 mai 1937, au capital très réduit de un million, souscrit par des inconnus et des militants communistes, affréta aussitôt sept navires pour un prix total de 144.500 livres sterling, soit environ 26 millions de francs de l'époque. En août 1937, Je capital fut porté à cinq millions de francs, c'est-à- dire qu'il fut quintuplé par la création de 1.800 actions émises au pair, contre espèces, et 2.200 actions attribuées en rémunération de l'apport du vapeur Dairiguerrme. Sitôt après, la Compagnie achetait quatorze nouveaux navires. Sa flotte se composait alors de vingt et une unités, représentant un prix total d'achat de 667.500 livres sterling, soit environ 119 millions de francs. Les deux vapeurs Dairiguerrme et Trégastel se perdirent en octobre 1937 et octobre 1938. Une assemblée tenue le 10 septembre 1938 vota l'autorisation d'augmenté le capital jusqu'à concurrence d'une somme de 25 millions pour le porter à 50 millions de franc.
L'activité et la gestion de "France-Navigation furent évoquées à la tribune de la Chambre, et le ministre de la Marine marchande annonça l'ouverture d'une enquête. C'est l'état de guerre qui a fait passer la conduite de l'enquête des mains de l'autorité civile à celles de l'autorité militaire.
A l'heure actuelle, cinq personnes ont été arrêtées MM. Fritsch, président du conseil d'administration; Legrand, directeur général un autre dirigeant et deux Hollandais, MM. Elias Van Castricum et Heesterm, qui assuraient la gestion commerciale au moyen d'une société de transit. En dépit des lois qui interdisent, en temps de guerre, le transfert des navires sous le pavillon étranger, les intermédiaires hollandais avaient tenté de céder cette flotte à des armateurs étrangers.
Les personnes arrêtées, après avoir été écrouées à la prison maritime de l'ile Domègues, ont été transférées à Toulon. La flotte de la Compagnie a été réquisitionnée, et l'exploitation des navires a été confiée, pour le compte de l'Etat, à diverses compagnies françaises.
L'enquête continue. On cherche par quels moyens la société avait pu acquérir une flotte considérable, alors qu'elle disposait seulement d'un petit capital nominal. On cherche quel fut le rôle précis de "France-Navigation" pendant la guerre d'Espagne, et quelles furent ses relations avec les représentants des Soviets dans la péninsule. On s'efforce aussi de connattre quelles furent les démarches des deux Hollandais auprès des grandes compagnies de navigation allemandes, peu avant la déclaration de guerre.

Le Figaro (1939/10/13, Numéro 286)

Quelques-uns des navires acquis,
entre 1937 et 1938, par la Compagnie France-Navigation

DAIRIGUERRME (1731 BRT), ex LUCIE DELMAS (1937)
PAIMPOL, 9717 BRT (ex JACQUES CARTIER (1930), ex WINNIPEG (1938)
GUILVINEC, 3014 BRT, (WAR RIVER), ex ASIER (1925), ex MAMBIKA (1937) STANMORE (1937)
LEZARDRIEUX, 865 BRT, ex (LEONA (1926), ex HINRICH PETERS (1928), ex PROSPER SCHIAFFINO (1937)
BONIFACIO (3566 brt) Ex WULSTY CASTLE (1936), ex CRAGGAN HILL (1937) BONIFACIO
TREGASTEL (966 BRT), ex HAUT-BRION (1932), ex VILLE DE MOSTAGANEM (1937)
SAINT-MALO (5875 BRT), ex WAR WOLF (1920), ex COMMANDANT MAGES (1938)
PLOUBAZLANEC (1035 BRT), Ex CLAUS HORN (1907), ex BARMEN (1922), ex FRUTIS I (1925), ex JEAN DOUBLET (1927), ex MICHEL-CLAUDE (1931), ex VILLE DE SETE (1937)
GRAVELINES (2477 BRT), ex ROI ALBERT (1938)
BISCAROSSE (1937 BRT), ex SEA VICTORY (1938)
CASSIDAIGNE (1544 BRT), ex ZEELAND (1928), ex SOFILIEGE (1930), ex SCHIAFFINO XXIII (1937)
PERROS GUIREC (2012 BRT), ex COMMANDANT RABOT (1924), ex EDIMBOURG (1937)
PRADO (987 BRT), ex PLOUSSA (1916), ex GLENTAISE (1929), ex ANTRIM COAST (1933), ex REGINA PACIS (1937)

SS ST-MALO

GRAVELINES

 SS SAINT-MALO

SS GRAVELINES 

SS BONIFACIO

SS PAIMPOL

 SS BONIFACIO

SS PAIMPOL 

Notes

1. Delmas Frères - Delmas-Vieljeux : La compagnie maritime a été initialement formé en 1867 pour exploiter un service de passagers entre La Rochelle et les îles côtières de l'Ile de Ré et de Quiberon. En 1878, ils ont importé le charbon du sud Galles vers la France et en 1895, ils ont crée des services élargis aux ports d'Afrique du Nord. Le commerce avec l'Afrique occidentale a débuté en 1920 ainsi que des services sur la côte Est des Etats-Unis et au Canada en 1929. Jusqu'en 1935, la société a été nommé Delmas Frères. Léonce Vieljeux (1865-1944) épousa Hélène Delmas et a été embauché par la société Delmas Frères. Il a été nommé président de la compagnie, qui a été rebaptisé Delmas-Vieljeux en 1935. Vieljeux a été élu maire de La Rochelle en 1930 et réélu en 1935. Vieljeux ayant refusé d'afficher de la propagande de l'Etat de Vichy a été expulsé de la ville. Il revint secrètement à La Rochelle en 1941 et a aidé à organiser le réseau de résistance des Alliés. Vieljeux a été arrêté en 1944 et fusillé au camp de concentration du Struthof.

Henri HEYRIÈS, né le 26/04/1904, dans le Gard fut volontaire en Espagne républicaine d'août 1936 à août 1938 et aida à son ravitaillement à France-Navigation. Il fut livré aux Allemands par le gouvernement de Vichy, le 21/12/1943 et enfermé à Eysses dans le Lot et Garonne. Il participe, le 19 février 1944, à ambitieuse tentative d'évasion collective : " Les responsables militaires du préau 1, Henri Heyriès et Jacques Mercier, placent leurs hommes. Il faut prestement ceinturer les gardiens, ce qui n’est pas une mince opération, et couper la retraite à quiconque, et tout cela avec un minimum de bruit. Petit à petit, tout agent de surveillance de la prison, posté à tout endroit de la détention, va tomber dans les mailles du filet tissé par les insurgés." 1 200 résistants de toutes nationalités détenus dans ce site se rendent maîtres des lieux dans l'espoir de gagner le maquis du Lot-et-Garonne. Ils font prisonnier le directeur de la centrale, un dénommé Schivo, ainsi que 70 gardiens et membres du personnel. Les Groupe mobile de réserve (GMR) interviennent et après plus de treize heures de lutte, la révolte échoue. Les prisonniers se rendent après avoir obtenu l'assurance du directeur de la centrale qu'il ne serait pas exercé de représailles. Joseph Darnand, secrétaire-général au Maintien de l’ordre de Vichy, se rend sur place et ordonne la tenue d'une cour martiale. Le 23 février, à 6 heures, 12 mutins sont condamnés à mort et fusillés à 11 heures, par un peloton de gardes mobiles.

TREGASTEL : La compagnie perdra un autre navire, le TREGASTEL, ex HAUT-BRION (Worms & Cie, Le Havre), ex VILLE DE MOSTAGADEM (Cie Maritime France-Afrique, Marseille et Joseph Arnaud, Marseille). Lancé le 28 janvier 1901, par les chantiers William Dobson & Co, Walker-on-Tyne. 966 grt, 538 nrt, 210.0 x 30.0 x 17.3 pieds, C2cyl (24 & 48 x 27ins), 100nhp (Wallsend Slipway & Engineering Co Ltd, Wallsend). Ce navire avait été arraisonné devant Santander par le croiseur franquiste Almirante-Cervera : 'Le ministère des affaires étrangères communique, le 21 juin 1937, le Tregastel, de la Compagnie française de navigation, a été arraisonné ce matin. D'après des bâtiments de guerre qui se trouvaient sur les lieux, l'arraisonnement a eu lieu à moins de trois milles de la côte, c'est-à-dire dans les eaux territoriales espagnoles. Le Tregastel a été signalé faisant route en direction de Bilbao sans s'écarter des eaux territoriales et sous escorte d'un bâtiment insurgé. Les bâtiments de la marine nationale française Chasseur n" 2 et Vauquois ont été envoyés sur les lieux. Ces faits ont été immédiatement signalés au consul général de France à Saint-Sébastien, qui s'efforce d'entrer en contact avec le consul de France à Bilbao et suit de près le développement de l'incident en contact étroit avec le ministère des affaires étrangères". A la suite de l'arraisonnement et de la capture du Trégastel, Vaillant-Couturier a adressé au ministre des Affaires étrangères la lettre suivante : "Paris, le 5 juillet. Monsieur le ministre, Un navire français le Trégastel, appartenant à la Compagnie France-Navigation, ayant un équipage français, a été arraisonné, il y a deux jours, dans les eaux territoriales de Santander, par un croiseur rebelle. Ce navire français allait évacuer des enfants. Il avait à son bord un médecin de la marine française et un délégué du contrôle international, qui garantissait le caractère du voyage et de la cargaison. La capture du Trégastel par un navire reconnu par la loi de la mer comme pirate est une injure faite à la fois au pavillon français et au comité de non-intervention de Londres. On conviendra, en effet, qu'il est assez singulier de voir le contrôle naval se terminer par la capture du contrôleur. Je vous demande, en conséquence, quelles mesures vous comptez prendre, en accord avec M. le ministre de la Marine, pour que le Trégastel soit immédiatement mis, avec son équipage, ses passagers, son contrôleur international et ses vivres, à même de continuer sa route et de poursuivre sa mission d'humanité. C'est pour la France une question de dignité et un devoir auquel elle ne saurait se dérober. Veuillez agréer, monsieur le ministre, l'assurance de ma haute considération."
Le TREGASTEL naufrage à Cadaqués (cala Bona), le 28 septembre 1938 sur un trajet de Valence à Sète, sur ballast.

PRADO : "Un navire français arraisonné par les pirates fascistes. Marseille, 24 janvier 1938. On apprend que le navire français Prado, cargo de 1.200 tonnes, de la Compagnie France Navigation », et affecté à la ligne Marseille-Barcelone, a été arraisonné par un navire de guerre rebelle, à 2 heures du matin, au large de Palamos, à environ 150 kilomètres au nord- est de Barcelone. Il se mit aussitôt par radio en communication avec le torpilleur Gerfault et le contre-torpilleur Albatros. Ce dernier s'est alors dirigé vers le Prado et l'a escorté jusqu'à Barcelone, tandis que le navire rebelle s'enfuyait."
"Marseille, 22 février 1938. Le poste de Marseille-Jetée a intercepté un radio-gramme indiquant que le vapeur français Prado a été attaqué à la mitrailleuse par un avion à 15 milles de Valence. Il y a un blessé à bord. Le contre-torpilleur Epervier s'est immédiatement porté sur les lieux. Le Prado, cargo de 1.200 tonnes, ayant 24 hommes à bord, est affrété par la compagnie France-Navigation. Ce vapeur est affecté à la ligne Marseille-Valence et a quitté Marseille jeudi dans la soirée."

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Sources

Miramar Ship Index, R.B. Haworth, Wellington, New Zealand, 2006 ; "Les Brigades de la Mer", Dominique Grisoni et Gilles Hertzog, Grasset, 1979, (ISBN 2246008514) ; Le petit Courrier (21/10/1937) ; Le Figaro (1939/10/13, Numéro 286) ; Archives historiques de la Maison Worms) ; Corinne Jaladieu, La prison politique sous Vichy. L'exemple des centrales d'Eysses et de Rennes, L'Harmattan, 2007 ; L'Humanité (1938/01/25, numéro 14282)

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