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SS EVANGELINE 1912-1921

9691
14
01
1921

EVANGELINE

London & Glasgow, Govan (#367)

Sources :

A.D. 44 (série 120 J - 120J 2202, Lloyd's Register 1912-1914 (22 J 19, Ouest-Eclair (MI 192, 1921) ;
Miramar Ship Index, R.B.Haworth, Wellington, New Zealand, 2006 ;
Marine Museum of the Great Lakes, Kingston (The Mills list, John M. Mills)
Clydebuilt Ships Database

350.7 x 46.01 x 30.3
Erreur de navigation
Cargo
Gouvernement français
Groix
Passe de Port-Louis, à environ 20 mètres alignements entrée sous citadelle de Port Louis.
Cherbourg
1912
14 juillet 1912
WGS 84
47° 43,492 N
4360 Brt
2 x Triple expension, 16 noeuds (London & Glasgow, Govan)
N° SHOM :
14573166
003° 22,062 W
Trajet Cherbourg-Lorient
854 nhp

Paquebot, lancé le 14.7.12. "Paquebot SS EVANGELINE (IMO 130598), dimensions : 350.7 x 46.01 x 30.3 pieds. Construction acier, 2 ponts. 4360 brt, 2442 net. Propriété de la Canada, Atlantic and Plant Steamship Company, Limited. Il servait sur la ligne Boston-Halifax-Charlottetown. Agrément pour 500 passengers.


Arrivé à Halifax 30/10/12 après un long voyage pour ses constructeurs. Le service s'est arrété au bout d'un an et le navire a été transféré aux Bermudes. Vendu en 1914 à A. W. Perry, Boston, en 1914 à J. W. Elwell & Co., New York puis en 1917 à l'Oriental Navigation Co., Boston avant d'être cédé en 1918 au Gouvernement français et reconverti en cargo sous le même nom.


Vient de Cherbourg, chargé de 2500 tonnes de plaques d'acier, d'hydravions destinés à Brest et de deux vedettes pour la Marine Nationale. Il arrive sous Groix dans la soirée du jeudi. Vers neuf heures, le capitaine Salaün embarque un pilote. Dans la passe, le navire et brusquement emporté par le courant, il talonne sur la roche du Pot. La coque se déchire entrainant une importante voie d'eau. Les 38 hommes d'équipage se massent dans les canots. Le navire se casse en deux et coule dans la passe de Port-Louis, à environ 20 mètres des alignements d'entrée sous citadelle de Port Louis, les mâts tournés vers Kernevel.

Article Ouest-Eclair
Article Ouest-Eclair
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Epave de la citadelle de Port Louis ou la "découverte sensationnelle d'une épave" déjà très connue.

Au mois de septembre 2003, dans le cadre d'un projet de levés de fonds marins au profit d'un organisme de la Défense, il m'a été demandé d'étudier un dispositif de recherche bathymétrique polyvalent associé à un système de positionnement précis capable d'être mis en œuvre rapidement à partir de différents mobiles nautiques prééquipés, en n'importe quel point du monde. Ce dispositif contenu dans une valise étanche doit pouvoir être mis en service et déposé rapidement. Les relevés doivent pouvoir être enregistrés et déchargés dans une base de données à usage collectif de manière à enrichir une bibliothèque évolutive de propriétaire. Après étude des fournisseurs potentiels, de leur service après vente, du suivi et de l'évolution des produits, de l'implantation du fabriquant dans le monde, ..., de la capacité du bureau local à réaliser du "sur mesures", je me suis finalement rapproché de la filiale SIMRAD Pro de Lorient avec laquelle j'avais déjà travaillé sur d'autres projets et dont les opérateurs disposaient d'un très haut niveau de technicité. Le matériel existe et il est plus ou moins sophistiqué. Il reste à en définir le juste besoin , réaliser un schéma de principe, en calculer le coût et lancer la fabrication.
La composition de la fourniture était la suivante : - Une valise "PELLI" contenant - Un écran 15" durci - Un clavier muni d'un "trackball" - Un transformateur 12/220v - Un ordinateur chargé de plusieurs logiciels dont le principal : "OLEX" de Simrad. Olex est un logiciel d'analyse et d'interprétation des données qui lui sont soumises. Il est capable de corriger, entre autres , les valeurs de sondes en fonction du jour et de l'heure. Ce qui signifie qu'au fur et à mesure de la recherche, le temps passe, la marée évolue et les valeurs ne veulent plus rien dire, si on ne tient pas compte de la correction de hauteur d'eau. Olex enregistre en temps réel la hauteur corrigée. Quelques petits problèmes d'adaptation matérielle, remplacement de quelques composants, optimisation de l'autonomie, standardisation de la connectique et quelques autres broutilles et les essais statiques peuvent commencer. Les essais sont très concluants. Il ne reste plus qu'à tester le dispositif en conditions réelles. Le support mobile est déjà équipé d'un combiné SIMRAD compatible disposant d'une sortie data. Le cordon de liaison entre la valise d'interprétation et d'enregistrement n'a plus qu'à être connecté au combiné, l'alimentation à la batterie, et l'ensemble est fonctionnel. Le combiné dispose d'une antenne de réception GPS et d'une sonde céramique bi fréquence. L'antenne GPS est placée à la verticale du transducteur afin qu'aucune correction de positionnement ne soit nécessaire. Nous utiliserons une batterie séparée afin de ne pas risquer un mélange de signaux. Les essais dynamiques sont programmés pour mars 2004. Il n'est pas nécessaire d'aller bien loin et d'affronter la haute mer pour valider le concept...

Matériel de recherche Carte du naufrage connectique

Depuis bientôt 30 ans j'ai l'habitude de vérifier et éventuellement de recalibrer les instruments de bord à hauteur de la citadelle de Port Louis qui, comme chacun le sait, est la sortie du port de Lorient avant d'emprunter le chenal et les eaux libres. De plus il s'y trouve, côté Larmor du chenal, une épave dont une extrémité part de la balise "Le Pot" et l'autre extrémité arrive au fond du chenal , au pied de la citadelle de Port Louis. Cette épave est bien connue des pêcheurs plaisanciers de toute la rade de Lorient et nombreux sont ceux qui viennent y promener quotidiennement leurs leurres, lorsque le trafic le permet et ce depuis la fin de la dernière guerre. La passe, au niveau de la citadelle est l'endroit, entre Lorient et l'île de Groix, ou la profondeur est la plus importante. L'épave "du Pot"2 remonte de 5 mètres au dessus du fond et dispose de contours francs. C'est donc l'endroit idéal pour y tester du matériel de bathymétrie. Le technicien Simrad était loin de se douter qu'il disposait d'un tel banc d'essais à la sortie du port de plaisance et il est plus intéressé par les perspectives offertes par cette proximité que par les performances de son matériel qu'il maîtrise parfaitement . Les relevés et la familiarisation avec le matériel me prendront 2 jours au cours desquels une cartographie du site sera réalisée et affinée à chaque passage.

Position de l'épave Travail sur l'épave

Il existe une démarche officielle que tout découvreur doit entreprendre lorsqu'une épave nouvelle est déclarée. Les Affaires Maritimes locales en sont le premier maillon. Le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM) en est un autre . Suivant la nature et l'époque de l'épave, le Département de la Recherche Archéologique Subaquatique et Sous Marine (DRASSM) doit également être informé.
Depuis une vingtaine d'années, en accord avec l'autorité de tutelle, nous réalisons des campagnes de recherche, de prospection et de fouilles d'un bout à l'autre de la côte bretonne et nous avons du adapter nos méthodes de recherche à la difficulté croissante à découvrir des nouvelles épaves. Cette difficulté vient du fait que ces épaves se trouvent masquées par leur environnement ou enfouies sous les sédiments. Nous avons abandonné depuis trés longtemps la recherche bathymétrique et ne pratiquons plus que des recherches magnétométriques. Si le magnétomètre à protons nous a permis les découvertes de ces 10 dernières années, sa sensibilité n'est plus suffisante pour détecter les masses jusqu'ici ignorées. Nos prochaines campagnes seront réalisées sur la base d'un magnétomètre à effet "overhauser", 10 fois plus sensible que le senseur à protons.

Jean-Maurice Authié

www.archeosousmarine.net
Siège social : 7 rue des marronniers - 56480 Cléguerec
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