
S/S SAINT MALO (1921-1929)
ex UDNY CASTLE (1924) ex CONNEMARA (1928)
Tempête, le 27 février 1929, Barfleur
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Cargo contruit par Rose Street Foundry & Engineering Co, Inverness (yard 43) et lancé en août 1921, sous le nom de UDNY CASTLE pour Mitchell & Rae, Newburgh, pavillon anglais. Vendu en 1924 à Limerick SS Co qui le renomme CONNEMARA. Il passe en 1928 sous le pavillon français de compagnie de Transit et de Transports du Havre. C'est un vapeur de 436 Tonneaux, mesurant 45,7 x 8,9 mètres (157' x 29'6 x 9'6), deux hélices, machine à triple expension. |

Lancement du Undy Castle (Iverness Ref. Library) - Chateau d'Udny
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Ce vapeur fait le service entre le Havre et Cherbourg pour la Compagnie de Transit et de Transports du Havre. Il appareille de Cherbourg le 27 février 1929 sous les ordres du capitaine Quintrec avec dix hommes d'équipage et un mousse.
Déclaration du capitaine Quintrec :
"Le brouillard était si épais au moment où, le Saint-Malo sortait du bassin de commerce que j’ai stoppé pendant trois quarts d’heure sur rade, en attendant une éclaircie.
Celle-ci ayant semblé être venue, je suis reparti, mais au large, le brouillard était si intense qu’on n’y voyait pas à 150 mètres devant soi. Nous continuâmes notre route péniblement et nous crûmes apercevoir le feu de Barfleur. A ce moment la mer était si démontée que le Saint-Malo pris de travers par les éléments et le vent n’avançait plus et bientôt ne gouverna plus.
Où étions-nous exactement ? Personne n’aurait pu le dire.
En tout cas, que nous ayons heurté une épave ou une tête de roche, une voie d’eau se produisit et il nous fut impossible de l’aveugler. Nous fîmes tous nos efforts, mais en vain, et c’est alors que voyant tout perdu et nous nous réfugiâmes au hasard sans avoir le temps de sauver quoi que ce soit.
C’est ainsi que je me trouvais dans le même canot que mon second, alors que dans l’autre qui prirent place le maître d’équipage Ruellan, des chauffeurs et des cuisiniers. Nous avons quitté le Saint-Malo qui je crois est coulé et en tout cas hors d’état d’être renfloué, quand nous perdîmes de vue le second canot qui gagnait vers l’ouest.
Le maître d’équipage Ruelland connait parfaitement la côte et j’ai confiance que sous sa direction nos camarades réussiront à se tirer d’affaire. Pour nous, nous devons en grande partie d’avoir été sauvés au fait que par hasard, un bout de voile se trouvait dans notre canot. Nous avons réussi à tendre ce bout de voile tant bien que mal et c’est à lui que nous devons en grande partie d’être à terre ce soir…"
La seconde chaloupe n’arrivera hélas jamais. Elle sera trouvée plus tard près de Jardeheu. A son bord se trouvaient le matelot vannetais Joseph Puren et ses camarades Augustin Jacob, Victor Ruellan, Louis Nicol, Louis Gélard et Alphonse Caillon. Les occupants du premier canot étaient : le capitaine Quintrec, les matelots : Claude Marie, Jean Pasquiou, François Le Marrec, Julien Dollo et le mousse Jean Soyer. Julien Dollo succombera à son débarquement. |
Zone : 49 01 40
Nord Cotentin |
Latitude : 49° 43,0000 N
Longitude : 001° 18,0000 W (approximative) |
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S/S SAINT-MALO (Compagnie Générale Transatlantique |
Position présumée du naufrage |
Un autre vapeur du nom de SAINT MALO a sombré près de Guernesey le 13 novembre 1915, voir sa fiche ci-dessous : |
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SOURCES :
Miramar Ship Index, R.B. Hawthorn ; Répertoire des naufrages au large du Cotentin - 1687 à 2000, par Henri Yon ; Le Nouvelliste du Morbihan (01/03/1929) ; Inverness Courier (Tuesday, 24 May 1921) ; National Register of Archives Scotland (NRA (Scot)/2566) ; Association French Lines ; |
Notes :
1. Rose Street Foundry & Engineering Co : compagnie fondée en 1872, la Northern Agricultural Implement & Foundry Co. Ltd. produisait dans de nombreux domaines : fonderie et production d'acier, construction de ponts, fabrication de navires, de moteurs et enginerie à Inverness dans les Highland. En 1885, la compagnie change de nom et devient la Rose Street Foundry & Engineering Co puis en 1945 la Resistance Welder Ltd. , la Al Welder Ltd en 1962 avant de redevenir la Rose Street Engineering Ltd en 1985.
2. Compagnie de Transit et de Transports du Havre : Au début de l'année 1964, l'Union Industrielle et Maritime prenait une participation majoritaire dans la Société Havraise de Transports et de Transit. en rachetant les actions de la Société Navale Delmas Vielgeux. Elle rachète les 3 unités qui assuraient une liaison entre les ports de la manche et du Maroc. L'une est revendue aussitôt, les deux autres "Belval" et "Bruneval" continuent leur service sur le Maroc, bénéficiant d'ailleurs d'une partie des exportations de pâtes à papier portugaises. Les autres unités de la nouvelle filiale havraise englobent les opérations de consignation et de transit. Cette Société créée en 1913, au capital de 150000 anciens francs sous le nom de Société de Remorquage de Remorquage et de Transports par Chalands et Allèges de Mer, avait été gérée jusqu'en 1959 par le groupe des Abeilles. Elle possédait depuis 1935 une filiale, la Société Cherbougeoise de Cabotage et de Transports Routiers, qui pratiquait le cabotage entre les ports de la Manche sous la direction du Commandant Hamon. C'est cette filiale, absorbée en 1961, qui est à l'origine de l'activité principale de la S.H.T.M., à savoir : l'Armement. Cette Société est en effet à la fois Armateur et Agent maritime, forme d'organisation assez rare dans les ports français, la plupart des armements étant généralement installés à PARIS. A côté du service Armement, existent donc les services classiques d'une agence maritime : consignation, transit, manutention, commitage, etc. |
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