LA DECOUVERTE DE L'EPAVE DU THESEE
Dimanche 14 juin 2009
NE Plateau d'Artimon
Vue axiale de l'épave
Profil sur le sondeur basse fréquence
Le site balisé
La joie de l'équipe
Découverte du vaisseau français de 74 canons, le THESEE, coulé avec 630 marins le 21 novembre 1759
Cette découverte n’a été possible que grâce à l’ensemble des compétences des membres dont il est utile de rappeler la présence constante. Cette aventure commence par le travail de Jean-Michel Eriau qui relate dans son ouvrage – « Le trésor des Homards verts »- une part importante de la documentation qu’il a du retrouver, puis les moyens techniques et humains pour retrouver le site de la bataille des Cardinaux. Ce travail persévérant sera récompensé par la découverte du SUPERBE en 1984.
Il restait donc à trouver le dernier bâtiment coulé lors de la bataille des Cardinaux et dont la position restait inconnue : le THESEE. Jean-Michel Eriau sollicite alors l’équipe de la SAMM, présidée par Jean-Michel KEROULLE, pour engager une nouvelle tentative, quinze années plus tard. Six mois de préparation sont nécessaires pour mener une opération prévue sur 10 jours du 13 au 23 juin 2009, tant pour les moyens humains que pour l’aide des collectivités publiques et privées.
Le 13 juin, une hypothèse de Jean-Michel Eriau conduit l’équipe de la SAMM sur les roches de l’Artimon. Hypothèse qui ne fut pas validée. Gildas Gouarin, détermine une aire de recherche à partir des documents d’archives. En partant du journal de bord d’un officier hydrographe anglais, nommé CLEMENTS, venu au lendemain du combat pour relever les positions des naufrages, Gildas Gouarin va délimiter une zone de 2 km sur 1 km. Puis le 14 juin, en abordant cette zone avec un magnétomètre, il repère un écho parfait. Nous pouvons dire que le THESEE est découvert ce 14 juin à 10h30. Les deux jours suivants permettront de confirmer la découverte et de définir une zone assez précise du vaisseau totalement envasé. Au fond, les plongeurs ne voient rien ; les structures restantes du vaisseau étant enfouies sous un à deux mètres de vase.
L’exploration des sédiments par sondeur basses fréquences a été réalisée par Thierry Normant. Elle a permis de confirmer les résultats des recherches magnétométriques faites par Gildas Gouarin, Patrice Cahagne, François Floch et Jean-François Miguet. Frédéric Dutrey a pris en charge la recherche par sonar latéral.
La réussite de cette opération nécessite de nombreuses autres compétences, indispensables ; celle de la sécurité des plongeurs (nous sommes par 21 m) par Jean-Maurice Authié ; le matériel technique et l’avitaillement des bateaux par Xavier Poncet ; l’intendance fut assurée par Catherine Keroullé, Claude Rabault et Bernard de Maisonneuve ; le gonflage des bouteilles nous fut offert par le club de plongée du Croisic et les trois bateaux trouvèrent un chaleureux accueil à la capitainerie du Croisic.
Il est évident que cette découverte entraînera vraisemblablement d’autres opérations archéologiques d’envergure sur ce site pour mieux appréhender ce vaisseau qui fut le tombeau de 630 marins et soldats français. Bien des problématiques historiques seront à résoudre au cours des années à venir.
Mais dès à présent nous tenons à remercier chaleureusement tous les organismes publics et privés qui nous ont fait confiance et soutenus : Madame le maire, Madame Quellard, et la ville du Croisic ; le Conseil Général du Morbihan ; le DRASSM – Ministère de la Culture. Nous pensons aussi aux sponsors de la SAMM qui nous soutiennent depuis la création de notre association : SODENA, THALOS, NAVICOM et la SIMRAD.